La lutte contre Varroa destructor est la source de contaminants la plus importante, car les produits sont appliqués à plusieurs reprises. Il est important de n’utiliser que des substances comme les acides organiques et le thymol. Si l’on applique correctement ces substances, il n’y a aucun risque de résidus dans le produits apicoles.
Thymol
Pour lutter contre le varroa, les apiculteurs-trices utilisent des préparations contenant du thymol comme l‘Api Life Var, le Thymovar ou l’Apiguard. Si ces produits sont utilisés dans le respect des consignes d’utilisation du fabricant, seules de faibles quantités de résidus parviennent dans le miel sans influencer sa qualité. En cas de mauvaise utilisation de ces produits, des résidus plus élevés peuvent contaminer le miel et altérer négativement son goût.
Du point de vue toxicologique, le thymol est peu problématique. Jusqu’en 2009, une valeur de tolérance légale de 0,8 mg/kg de miel a été appliquée. Avec l’adaptation au droit européen, celle-ci a été abrogée. Pour le miel labellisé, la valeur limite fixée par apisuisse (0,8 mg/kg) est toujours valable. En 2013, les miels labellisés ont tous satisfait aux exigences d’apisuisse en matière de résidus de thymol. Un seul échantillon de miel d’un apiculteur ne faisant pas partir du programme de miel labellisé d’apisuisse présentait une concentration en thymol supérieure à 0,8 mg/kg.