L'élevage de chevaux est en concurrence avec la production alimentaire (production végétale ou ruminants). Il présente cependant un potentiel de services écosystémiques plus élevé que ces activités agricoles clés, car l'utilisation de surfaces écologiques est mieux adaptée aux équidés et permet de compenser les revenus de production plus faibles issus de ces surfaces. L'élevage de chevaux génère en Suisse un chiffre d'affaires d'environ 2 milliards de francs par an, dont une part importante est liée aux prestations de travail et à la production de fourrage dans les exploitations agricoles. L'élevage d'équidés permet ainsi aux exploitations de diversifier leurs activités et de générer un revenu régulier et planifiable grâce à la garde de chevaux (pensions pour chevaux). La législation, la sensibilité croissante des propriétaires de chevaux et les exigences de la société rendent toutefois nécessaire la recherche de solutions applicable dans la pratique pour une détention moderne des équidés. Outre la promotion de la santé des animaux, il est nécessaire d'augmenter la rentabilité, notamment en réduisant la charge de travail, et de diminuer les effets négatifs sur l'environnement, tels que la perte de sol et la consommation des ressources, ainsi que de promouvoir la biodiversité. En outre, les propriétaires demandent de plus en plus des systèmes de détention adaptés aux espèces et le maintien en bonne santé des chevaux jusqu'à un âge avancé. De nombreuses questions relatives au mode de détention, à l'aménagement des écuries, aux maladies liées à l'alimentation, à l'apparition accrue d'endo et d'ectoparasites en raison du changement climatique préoccupent la filière.
L'utilisation de chevaux pour l'entretien des alpages, l'exploitation alternée des prairies avec des ruminants, la création de ponts entre la population urbaine et la population rurale, le cheval comme modèle pour le traitement futur d'autres animaux de rente montrent l'utilité multifonctionnelle de la détention d'équidés au sein de l'agriculture suisse, qui peut être encouragée de manière encore plus intensive à l'avenir.
Agroscope est chargé par la Confédération de préserver la diversité génétique au sein de la race des Franches-Montagnes. De plus, l'échange de connaissances avec les éleveurs et les détenteurs de chevaux doit être assuré. Ces deux tâches d'exécution nécessitent l’examen et l'élaboration de nouveaux modèles permettant de les assumer de manière plus ciblée et plus efficiente.