Publié le 12 juin 2026
Journée de recherche équine suisse
Le Haras national suisse d'Agroscope organise, en collaboration avec la Haute école des sciences agronomiques, forestières et alimentaires BFH-HAFL et l'ISME Avenches, Université de Berne, la Journée de recherche équine suisse.

Journée de recherche équine suisse 2027
Après une longue pause, le Haras national suisse d’Agroscope, la BFH-HAFL et l’ISME Avenches, Université de Berne ont le plaisir de vous inviter à la journée de recherche équine Suisse, qui se tiendra le mercredi 27 janvier 2027 au Théâtre du Château à Avenches.
Cet événement constitue une plateforme nationale unique pour toutes les personnes intéressées par le cheval et la recherche équine. Découvrez des résultats de recherche actuels présentés de manière claire et orientée vers la pratique, et profitez d’un échange direct entre la science et la pratique.
Saisissez cette opportunité pour élargir votre réseau, acquérir de nouvelles connaissances et participer activement au dialogue entre la recherche et la filière équine.
Accéder à l'inscription Journée de recherche équine suisse 2027.
Le programme sera publié fin novembre.
Retour sur les éditions précédentes




























Journée de recherche équine suisse 2023
Succès de la Journée de recherche équine 2023 à Avenches
Le 20.4.2023, le Haras national suisse d'Agroscope a eu le plaisir de pouvoir à nouveau organiser un événement très apprécié: la Journée de recherche équine à Avenches. Cette manifestation constitue une plateforme interdisciplinaire unique pour l'échange entre les scientifiques et tous les acteurs et actrices de la filière équine suisse. Elle s’inscrit dans un axe important du programme d’activité 2022-2025 d'Agroscope, qui met en avant la collaboration avec tous les acteurs de la chaîne de création de valeur.Nouveautés
Après seize éditions de la manifestation et deux interruptions dues à la pandémie, le temps était venu d'introduire quelques nouveautés. Ainsi, la journée a été organisée pour la première fois sous forme hybride, ce qui a permis d'accueillir 150 participants sur place et plus de 100 personnes en ligne. Ces dernières se sont connectées depuis la Suisse, l'Allemagne, la France, l'Italie, le Luxembourg, l'Autriche et même la Tunisie! Avec l’évolution de la manifestation, un changement de nom a également été effectué : la journée annuelle du Réseau de recherche équine suisse est devenue la « Journée de recherche équine suisse ».Un programme varié
Les jeunes chercheuses et chercheurs qui ont participé à la première partie «Travaux d'étudiant-e-s» ont conquis l’assistance par leur fraîcheur. Le public a pu constater que les chevaux sont plus aptes à apprendre que ce que l'on croit parfois, du moins lorsqu'une récompense est en vue. Certains chevaux parviennent à communiquer leurs préférences par le biais d'un langage symbolique - ce qui ouvre la voie à des approches entièrement nouvelles de la communication entre l'animal et l'humain.
Le climat de l’écurie est un autre sujet traité par les jeunes chercheuses et chercheurs et qui semble leur tenir à cœur. Dans le CEN de Berne qui a fait l’objet de l’étude, le climat s'est avéré très bon, même sans système de ventilation. On a pu constater que le climat ne dépendait pas seulement du choix de la litière, mais aussi de la gestion de l’écurie en général. La litière usagée peut en outre être valorisée comme co-substrat dans les installations de biogaz grâce à un prétraitement à la vapeur.
La protection de l'environnement préoccupe également nos étudiantes et étudiants. Ils se sont penchés sur des solutions permettant aux centres équestres d’y contribuer en améliorant la biodiversité.
Enfin, un beau travail a été réalisé sur le slowfeeding et a montré que, utilisé pour ralentir le temps d’ingestion du fourrage par les chevaux, il se rapprochait davantage du pâturage naturel que la consommation de foin distribué sur le sol.Une conférence importante
Le professeur invité Hanno Würbel a expliqué en détails comment reconnaître une recherche de qualité et comment avoir confiance dans ses résultats scientifiques. Trois critères doivent être observés: la recherche doit répondre à des questions pertinentes, respecter les règles de bonnes pratiques et assumer une responsabilité éthique.Présentation d'études scientifiques actuelles sur la recherche équine
Dans le premier bloc de la journée, le public a appris à quel point il est important de savoir reconnaître les signaux subtils qui trahissent le stress chez des chevaux dont la personnalité est plutôt introvertie. Il faut également avoir un œil exercé pour pouvoir reconnaître les véritables amitiés entre les chevaux.
Le fait d'être un homme ou une femme se traduit par une attitude différente vis-à-vis du cheval et influence en particulier les contacts qu’on a avec l’animal. Qui aspire plutôt à un rôle dominant et qui cherche plutôt une relation harmonieuse entre l'humain et l'animal?
Les participantes et les participants ont aussi pu constater avec intérêt que notre race indigène, le franches-montagnes, est relativement peu consanguine par rapport à d'autres et qu'elle présente un pourcentage étonnamment élevé de pur-sang étranger, bien qu'aucun croisement de pur-sang ne soit historiquement prouvé.Durant le deuxième bloc de la journée, une nouvelle méthode de saisie de la conformation a été présentée au public. Elle permettrait de sélectionner des gènes candidats relatifs à la santé et à la longévité chez le Lipizzan. En revanche, les mesures des angles des articulations des chevaux ne semblent pas permettre à elles seules de prédire la rectitude des allures. En ce qui concerne l'alimentation avec des filets à foin, une étude épidémiologique a dissipé les craintes des propriétaires de chevaux quant aux éventuels problèmes de l’appareil musculo-squelettique qui pourraient résulter de ce mode d’alimentation. Les personnes présentes ont également appris qu'il sera peut-être bientôt possible de protéger les chevaux contre la méningo-encéphalite verno-estivale causée par les tiques grâce à un vaccin humain. Enfin, des résultats ont été présentés concernant un marqueur très prometteur de la maturité des gamètes femelles chez les juments, marqueur qui pourrait éventuellement être utilisé pour établir des pronostics de la fertilité.
Dans le troisième et dernier bloc de la journée, il a été question de détention de chevaux. Les auditrices et auditeurs ont appris que les chevaux ont besoin de beaucoup plus d'espace qu'on ne le pense souvent pour pouvoir manger sans être dérangés lorsqu’ils sont détenus en groupes. Le fait que les chevaux urinent de manière atypique dans les distributeurs de nourriture interpelle les scientifiques et les praticiens. Par ailleurs, il semble prouvé, grâce à une étude récente, que le nouveau box social permet d'améliorer nettement la situation de détention des étalons sans que cela ait un impact négatif sur leur utilisation pour l'attelage.
Recherche participative
Pour finir, le public a été sensibilisé à l’immense potentiel et à la valeur de la recherche participative aussi appelée recherche citoyenne ou citizen sciences en anglais. Il s'agit d'une démarche dans laquelle des chercheuses et chercheurs ainsi que des personnes intéressées volontaires issues de la population collaborent pour mener des recherches communes. A l'occasion de la journée Equidays 2021 à Avenches, quelques tentatives de ce type ont pu être lancées afin d'acquérir de l'expérience et d'identifier les problématiques qui s'y prêtent.Dr Iris Bachmann
Responsable du groupe de recherche Équidés
Agroscope, Haras national suisse HNS
Journée de recherche équine suisse 2021 - Online
Contact tracing également au programme de la journée de recherche
conférence sur la recherche équineContact Tracing auch Thema an Tagung zu Pferdeforschung Contact Tracing un thème également abordé lors d'un colloque sur la recherche équineCette année, plus de 200 personnes ont assisté à la réunion annuelle du Réseau de recherche équine en Suisse devant leur ordinateur le 29 avril 2021. Un grand nombre de participant-e-s de l’étranger ont profité de cette occasion de suivre la réunion retransmise en deux langues (allemand et français). Il y avait même des participant-e-s du Canada et d’Angleterre. Le thème de la conférence dans le bloc libre avec des intervenant-e-s invités était également d'une brûlante actualité internationale: le Contact Tracing pour interrompre les chaînes d'infection est également un sujet important dans la filière équine. La traçabilité électronique et les données sur les animaux qu'elle génère offrent une profusion étonnante d'informations supplémentaires utiles sur cette filière.
Les contributions relatives à des études actuelles et provenant de diverses disciplines scientifiques ont une fois de plus témoigné de l’importante activité de la recherche équine en Suisse et ont apporté de nouvelles connaissances à tous les participant-e-s.
De approches inédites ont été abordées lors des discussions. Outre les séances de discussion virtuelles, les posters ont également été présentés et commentés en ligne.
Avec leur contribution, Elise Rondez-Jeannerat (Détermination du moment du choix d’un partenaire postcopulatoire par la jument) et Lara Piccolo (La position et le mouvement des oreilles comme indicateurs comportementaux du stress chez le cheval monté) ont remporté respectivement le prix de la meilleure présentation scientifique et du meilleur poster. Le prix spontané a été attribué à Charlotte Hiltebrand pour sa contribution «Analyse du bilan écologique des litières pour chevaux les plus courantes en Suisse - cela vaut-il la peine de regarder de plus près?».
Les sponsors des prix étaient la commune d'Avenches, Identitas, Cofichev (Conseil et Observatoire suisse de la filière du cheval) et la Fédération suisse du franches-montagnes.
Journée de recherche équine suisse 2019
Les spécialistes du cheval se penchent sur l’impact environnemental de la filière équine
Le cheval est l’animal domestique ayant le plus d’impact sur l’environnement : c’est du moins le constat d’un rapport publié en 2018 par ESU-services Sarl. Bien que ce résultat fasse l’objet de débats au sein de la communauté scientifique, l’empreinte écologique de la branche équine est un sujet plus que jamais actuel. Cette thématique était à l’honneur de la 14e conférence annuelle de la recherche équine en Suisse, ce mercredi 10 avril 2019 à Avenches.
Chaque année depuis 2005, le Haras national d’Agroscope organise la réunion du Réseau de recherche équine en Suisse, qui consiste en une journée d’échange de connaissances entre la communauté scientifique et la branche équine. L’édition 2019 a regroupé 180 chercheur.e.s, étudiant.e.s, éleveurs et éleveuses, entrepreneurs et entrepreneuses et autres passionné.e.s du cheval. Cette année, l’accent a été mis sur l’impact écologique de la filière équine, question encore peu abordée au sein de la littérature scientifique mais cependant très actuelle.
Cheval et environnement : les meilleurs ennemis ?
L’élevage et la détention de chevaux coûtent cher en énergie, en ressources et en terres : il suffit de penser au transport d’aliments et de litière, à l’important volume d’eau consacré à l’entretien des manèges ou encore à la perte de terres cultivables causée par la construction d’installations de sports équestres. C’est l’alimentation des chevaux qui pèse particulièrement lourd dans le bilan écologique de la branche équine, comme cela a été expliqué durant l’exposé de Niels Jungbluth, expert d’ESU-services Sarl.Ce constat implique la nécessité d’adopter une approche de la filière équine davantage respectueuse de l’environnement. Ainsi, la contribution de l’expert allemand Georg W. Fink a mis en lumière quelques pistes pour un élevage et une détention équine plus durables : l’économie d’espace grâce à des infrastructures équestres mieux planifiées, l’emploi d’eau de pluie et d’eau de source plutôt que le recours à l’eau potable, ou encore la transformation du fumier de cheval en combustible ou en engrais.
Dernières avancées de la recherche équine
Au cours de la journée de conférences, de nombreuses avancées dans les domaines de l’élevage, de l’éthologie, de la détention, de la génétique et de la médecine équine ont aussi été exposées : des chercheur.e.s suisses ont notamment décrit la nouvelle méthode d’identification d’un anticorps contre la dermite estivale – maladie du cheval causée par les piqûres de certains insectes – qu’ils et elles ont développée.D’autres participant.e.s au panel de conférences ont fait part de l’hypothèse selon laquelle les chevaux souffrant de tics seraient plus sensibles aux stimulations tactiles que les chevaux non stéréotypés. Enfin, l’impact de l’asymétrie du cheval et de son cavalier ou de sa cavalière sur la santé du dos de l’animal a été présenté durant l’un des exposés. Ces différentes interventions étaient complétées par des présentations de posters.
La relève est assurée
La recherche équine est un domaine dynamique, comme le démontrent les contributions de qualité des chercheur.e.s et des étudiant.e.s présent.e.s à Avenches pour cette 14e conférence annuelle. Ainsi, différents prix scientifiques ont été attribués à de jeunes chercheures :Prix scientifique – meilleure présentation
Ella Nina Novotny – Analyse de micro-chip d’anticorps IgE contre l’allergène recombinant de culicoïdes dans le sérum de chevaux atteints de la dermite estivale Prix scientifique – meilleur poster
Angela Kirchmeier – Profils stéroïdiens avant et après une stimulation d'ACTH chez les chevaux Prix scientifique surprise
Janine Vollenweider – Des « Confédérés » qui n’étaient jamais Suisses. Tentatives de l’élevage suisse d’assurer l’autonomie du renouvellement des chevaux de l’armée, 1865-1939A côté de ces trois prix scientifiques, le prix de l’élevage ainsi que le prix de la branche équine sont respectivement revenus à :
Prix de l'élevage
Jan Henkel – Une large délétion sur le gène MITF chez les chevaux pie (blanc) présentant un risque élevé de surdité
Prix de la branche équine
Silja Gunst – Influence de l’asymétrie du cheval et du cavalier sur les pressions de selle à l’arrêt et au trot assis
Journée de recherche équine suisse 2018
Chevaux en Suisse: des résultats réjouissants
Au cours des vingt dernières années, les systèmes de détention des chevaux ont radicalement changé. Les box avec aire de sortie attenante et la détention en groupe dominent désormais. Cette dernière a fortement augmenté, surtout en Suisse alémanique et un peu moins en Suisse romande. C'est ce qu'a montré une étude représentative sur la situation des chevaux, dont les résultats ont été dévoilés lors de la 13e Réunion annuelle du Réseau de recherche équine suisse le 19 avril 2018, organisée à Avenches par le Haras national suisse d'Agroscope et ses partenaires. Une trentaine de chercheurs et de chercheuses ont présenté leurs derniers résultats de recherche à la communauté suisse de recherche équine et à un public de connaisseurs dans le Théâtre du Château d'Avenches.Les chevaux sont des animaux sociaux et ont besoin de beaucoup de mouvement. Cette n ouvelle de la recherche comportementale a été entendue par le monde du cheval. Les systèmes de détention ont radicalement changé, la détention en box individuel a diminué de façon marquée et les systèmes de détention comme la détention en groupe, qui répondent mieux au besoin de mouvement des chevaux, se sont imposés. Ces systèmes de détention entraînent cependant de nouveaux défis, tels que la prise de nourriture sans être dérangé et l'alimentation adaptée aux besoins spécifiques de chaque individu du groupe. Les systèmes de distribution du fourrage, qui ralentissent l'ingestion, sont utilisés dans le cas d’un tiers des équidés étudiés. Ils représentent une approche intéressante pour une alimentation plus conforme aux besoins des chevaux, tout en limitant les risques de surpoids. Cependant, des études relatives aux effets à long terme de ces systèmes de «slow feeding» sur la santé et le comportement font défaut.
Utilisation modérée, sans mors et pieds nus
Il ressort de la même étude que seule environ la moitié des équidés enregistrés sont utilisés pour l'équitation, l'attelage ou l'élevage et que seulement 15 % participent à des compétitions, toutes disciplines confondues. Apparemment, de nombreux chevaux sont gardés uniquement pour le plaisir et sans ambitions d'utilisation conventionnelle. Il est également intéressant de noter que 37 % des équidés utilisés ne sont pas ferrés. De plus, près de 30 % sont toujours ou occasionnellement montés sans mors. Ces résultats indiquent un besoin croissant de connaissances pour les soins corrects des sabots des chevaux pieds nus ou pour l’éducation du cheval sans mors.
De précieuses données pour la santé, la génétique et la détention de chevaux
Il est impressionnant de constater à quel point la numérisation apporte elle aussi son lot de nouvelles applications en recherche équine. Elle fournit par exemple des données pour le suivi des paramètres vitaux du cheval, tels que la fonction cardiaque, la respiration et la température corporelle. Ces données peuvent être ensuite utilisées de nombreuses façons, aussi bien en médecine vétérinaire que pour optimiser l'entraînement des chevaux. Grâce à l'utilisation de données GPS, le comportement social des étalons en groupe a pu être analysé. De plus, une comparaison de photographies numérisées avec des données généalogiques a fourni un nouvel instrument très utile et pouvant servir à la surveillance de la diversité des petites populations de races de chevaux locales.Le cheval – miroir de la société
Une fois de plus, cette réunion a fait preuve de multidisciplinarité et a montré les nombreuses facettes de la recherche équine suisse. Nicoline Schaub a illustré l’évolution au fil du temps - entre 1916 et 1960 - en présentant les célèbres affiches de chevaux d'Iwan E. Hugentobler, placardées dans les rues de nombreuses villes suisses pendant plus de 60 ans. Ulrich Fritz a entraîné le public au début des temps modernes avec sa conférence «Le cheval dans les escaliers» et a décrit comment la haute société se mettait autrefois en scène par le bais du cheval et de l'équitation.Le cheval occupe une place spéciale dans notre société
L’invité de la conférence, Mario Nottaris de la Télévision suisse alémanique (SFR), a mis en exergue la place particulière qu’occupe le cheval dans notre société. Il tire ce constat notamment par ses expériences lors des reportages sur le scandale de détention de chevaux en Thurgovie. Il reste convaincu qu’aucune autre espèce animale n’engendre autant d’émotions et de réactions de la part de la société civile. Il est d’avis que les institutions telles que le Haras national suisse sont cruciales dans leur rôle de médiateur entre le monde urbain et rural. De par leur mission de transmission de connaissances, ils contribuent ainsi à une meilleure compréhension entre ces deux mondes.
Journée de recherche équine suisse 2017
Un vent de libéralisation souffle-t-il sur la filière équine suisse ?
Près de 25 chercheuses et chercheurs suisses ont présenté les résultats les plus récents de leurs travaux de recherche lors de la 12ème réunion annuelle du réseau de recherche équine en Suisse, tenue le 6 avril 2017 au théâtre du Château d'Avenches. L’après-midi était consacré aux domaines des arts, de la publicité, au «lifestyle», au marketing et au développement de la filière équine en Suisse.La filière équine suisse peut être fière des 20 dernières années que l’on pourrait qualifier d’années dorées. Le taux de croissance de l’effectif équin était de 4% par année et les lieux de détention de chevaux fleurissaient de toutes parts sur les terres « agricoles ». Cette phase de croissance avait donné lieu, par l’entremise de quelques têtes créatives, à un nouveau néologisme : « Horsyfication du paysage agricole ».
Aujourd’hui, au regard des derniers chiffres (2016), cette phase de forte croissance semble révolue. En effet, la croissance de l’effectif équin a été estimée à 0.4% par année au cours des cinq dernières années et semble donc se stabiliser. Ajouté à cela, nous observons, entre autres, une diminution du nombre de brevets attribués ainsi qu’une stabilisation du nombre de licences décernées par la Fédération suisse des sports équestre. Quelle interprétation de ces chiffres pouvons-nous proposer ?
Le cheval en Suisse se trouve-t-il dans un déclin au sens large ou assiste-t-on plutôt à une émancipation de l’utilisation du cheval en dehors des structures associatives, vers une direction plus libérale ?Depuis quelques temps, un changement de perception général de l’animal est observé. Le développement d’une sensibilité et d’une empathie grandissante pour l’animal et ses conditions de vie engendre de vives discussions quant à l’utilisation d’animaux par l’Homme. Le cheval a dans ces réflexions une place ambivalente. Entre animal de rente et animal de compagnie, il fait figure de témoin de ce changement de perception. Autrefois animal de rente réservé aux travaux agricoles et aux milieux militaires, le cheval est aujourd’hui considéré avant tout comme un partenaire de loisirs. Pour ne citer qu’un exemple, le développement et la promotion de nouvelles formes d’activité avec le cheval, tels que le travail au sol, les figures de cirque, la balade en main et les parcours d’agilité, ouverts à différents types d’équidés (y compris les ânes), changent la demande de l’utilisateur face à son animal. Cette libéralisation des activités offre certainement des opportunités de développements et d’innovations avec de nouvelles offres de prestations répondant aux exigences de ce mouvement sociétal.
Le cheval occupe également un rôle social important au-delà des frontières suisses, comme en témoigne une publication récente du Parlement européen sur « la détention responsable et les soins aux équidés ». Au travers de ce document de position, la Commission Européenne souligne l’importance économique, écologique et sociale de la filière équine et invite les Etats membres à élaborer des stratégies et lignes directrices relatives à la détention des équidés dans leur pays. Une importance particulière est donnée à une meilleure reconnaissance de la filière équine et son utilité pour l’économie rurale ainsi qu’au soutien des activités des organisations European Horse Network et European State Studs Association au travers des Etats membres.
Dans un contexte d’évolution sociétale, de libéralisation et de mondialisation, la recherche prend un rôle central. Elle doit anticiper les questions sensibles, les étudier afin de fournir les connaissances nécessaires à une meilleure prise de décision. La recherche est également au service de l’innovation afin de maintenir le dynamisme de la filière équine suisse.
Journée de recherche équine suisse 2016
De combien de régulations la filière équine suisse a-t-elle besoin?
Cette question a été au centre des discussions de la table ronde de la 11e réunion annuelle du réseau de recherche équine en Suisse, tenue le 7 avril 2016 au théâtre du Château d'Avenches. A l'occasion de cette journée, qui a affiché complet, des représentants de la Confédération et de la filière équine de même que le public ont débattu de thèmes en relation avec ce contexte. Aucune demande pour de nouvelles lois n'est ressortie des discussions de la table ronde, mais une meilleure application de celles-ci et davantage de formations et de recherche proches de la pratique. Près de 40 chercheuses et chercheurs ont présenté, par des conférences ou des posters, à la communauté suisse de recherche équine et à un large public les résultats les plus récents de leurs travaux de recherche.En Suisse, lorsque l'on débat du cheval, les lois et les règlements occupent toujours une place centrale dans les discussions. De plus, l'ensemble des règles est très complexe. Pas étonnant donc qu'un guide de plus de 600 pages vienne de paraître «Pferd im Recht transparent», et il est fort probable qu'il ne réponde toujours pas à toutes les questions ! En parallèle à l'augmentation continue du nombre de chevaux en Suisse, l'ensemble des activités liées au cheval est davantage sur le devant de la scène et vu parfois de façon critique. La filière équine a profité de la réunion du réseau de recherche équine pour un échange de connaissances et de positions en vue de créer les conditions cadres nécessaires à la branche, tout en étant conscients que les acteurs d'autres branches ont aussi des besoins équivalents.
De nouvelles connaissances sur la santé, la génétique et la détention de chevaux
Cette journée caractérisée par la multidisciplinarité a montré une recherche équine diversifiée et disposant d'un bon réseau en Suisse. En plus de nouvelles connaissances sur les thérapies à la suite de maladies ou d'accidents, le public a découvert les récentes études effectuées sur la détention des étalons en box sociaux. La recherche équine se penche sur de nouvelles formes de détention en groupe qui permettent à tous les chevaux de se reposer sans stress. Par ailleurs, les chercheuses et les chercheurs ont tiré, après deux années d'expériences, un bilan sur la nouvelle plate-forme d'annonce et d'information Equinella dédiée aux maladies des chevaux.Le bien-être et les caractéristiques comportementales font aussi l'objet de recherche
Aujourd'hui, pour évaluer le bien-être des animaux, on ne tient plus seulement compte de leur santé physique, mais aussi de leur état émotionnel. Les premières études portant sur les rides autour des yeux des chevaux montrent que ces «rides de préoccupation» trahissent bien leurs émotions. Et les premiers tests standardisés ont montré des dimensions prometteuses de succès dans la recherche de gènes qui influence le tempérament des chevaux. Les travaux de recherche présentés lors de cette journée sont publiés dans les Archives suisses de médecine vétérinaire (ASMV) de même que dans Agroscope Science à l'adresse www.reseaurechercheequine.ch
Table des matières
- Journée de recherche équine suisse 2027
- Retour sur les éditions précédentes
- Journée de recherche équine suisse 2023
- Journée de recherche équine suisse 2021 - Online
- Journée de recherche équine suisse 2019
- Journée de recherche équine suisse 2018
- Journée de recherche équine suisse 2017
- Journée de recherche équine suisse 2016