Chrysomèle des racines du maïs

Diabrotica virgifera virgifera

Quarantaeneorganismen Maiswurzelbohrer
Chrysomèle des racines du maïs

La chrysomèle des racines du maïs est originaire du continent nord-américain où elle est le principal ravageur du maïs. Dans les années 1990, le coléoptère a été introduit en Europe. En Suisse, le système de rotation des cultures a permis d’empêcher son établissement. Il y est donc encore considéré comme un organisme de quarantaine. Il fait d’ailleurs l’objet d’une surveillance annuelle au moyen de pièges à phéromones.


Situation actuelle : Septembre 2019

Des captures ont été signalées dans les cantons de AG, BE, BL, BS, GE, JU, LU, SG, SO, SZ, TI, VD et VS.

 

Diabrotica virgifera virgifera: Carte Surveillance en Suisse
Diabrotica virgifera virgifera: Carte Surveillance en Suisse
Diabrotica virgifera virgifera: Carte Surveillance en Suisse du Nord-Ouest
Diabrotica virgifera virgifera: Carte Surveillance en Suisse du Nord-Ouest

La chrysomèle des racines du maïs (Diabrotica virgifera virgifera) est originaire du continent nord-américain où elle est le principal ravageur du maïs. Les larves qui se nourrissent des racines de la plante sont responsables de la plupart des dégâts. Le problème se pose particulièrement dans les régions de monoculture du maïs. Dans les années 1990, le coléoptère a fait son apparition en Europe et s’est depuis propagé en Europe orientale et centrale. En Suisse, le système de rotation des cultures a permis d’empêcher son établissement.

Dans l’Union européenne, la chrysomèle des racines du maïs a été rayée de la liste des organismes de quarantaine en 2014, car elle est désormais largement répandue et une éradication n’est plus possible. Comme le coléoptère n’a pas réussi à s’implanter en Suisse grâce au système de rotation des cultures, la D. virgifera virgifera y est encore considérée comme un organisme de quarantaine et figure à ce titre dans l’ordonnance sur la protection des végétaux. Si sa présence est suspectée, il est impératif de l’annoncer sans délai au Service phytosanitaire cantonal.

Depuis 2003, la situation de l’espèce en Suisse fait l’objet d’une surveillance annuelle au moyen de pièges à phéromones. Les Services phytosanitaires cantonaux mettent en place chaque été environ 150 pièges qu’ils posent prioritairement dans les régions de production de maïs et dans les lieux où des captures ont été enregistrées l’année précédente. Une attention particulière est portée aux axes routiers et aux aéroports. En cas de capture, la rotation des cultures est obligatoire dans un rayon de 10 km autour de l’emplacement du piège (zone délimitée). Pour plus de détails, voir Directive n° 6.

Au Tessin, depuis 2000, pratiquement tous les pièges ont eu leur lot de captures, des adultes volant régulièrement depuis l’Italie. C’est pourquoi, la rotation des cultures est obligatoire dans ce canton. Chaque année, on enregistre également quelques captures sporadiques au nord des Alpes. Les nombreuses captures obtenues dans le Chablais (cantons de VD et VS) en 2017, indiquent que le ravageur a pu s'établir et se multiplier à cause de parcelles de maïs cultivées en monoculture. 

 

Dernière modification 25.09.2019

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